mercredi 28 septembre 2016

Débats métaphysiques du randonneur : doit on laver les chaussettes tous les jours ?



Cette question fait l'objet de nombreuses discussions dans les gites et même au sein du très sérieux  CRECHAUPIED ( centre de recherches sur la chaussette et sur le pied). Malgré le caractère ultra secret de ces recherches, quelques informations ont transpirées. Pour simplifier, on peut dire que deux thèses s'affrontent, qu'il y a deux écoles, tellement opposées qu'elles ne peuvent pas se sentir. Pour certains , le pied génèrerait des bactéries utiles à sa protection, lesquelles se réfugieraient dans les chaussettes et favoriseraient ainsi la non apparition d'ampoules. Seul problème, l'apparition de ces bactéries prendraient entre 3 et 5 jours. D'autres estiment que pour éviter des ampoules le pied doit être régulièrement séché, de préférence au moment des pauses ou au moment des repas car la présence effective des autres marcheurs est parfois nécessaire pour prendre son pied.
C'est ici qu'intervient le principe numero 1 du droit de l'environnement, à savoir, le principe du pollueur payeur. Ce principe s'applique aux nuisances acoustiques , on l'a déjà évoqué pour les ronfleurs, mais aussi aux nuisances olfactives : sur ce point, le droit est sans appel : ce n'est pas celui qui subit une pollution olfactive qui doit payer, car le récipiendaire (j'allais dire le récipient d'air ) n'a aucun moyen pour lutter contre cette pollution sauf à se boucher le nez, ce qui n'est pas une solution durable dans le temps.
Appliquons ce principe à la gestion des chaussettes, et l'on s'aperçoit que cette analyse multi critères nous mène à une impasse :
- premier cas, les chaussettes ne sont pas lavées et ce sont les autres randonneurs qui risquent l'asphyxie
- Deuxieme cas, les chaussettes sont changées souvent, au nez et la barbe des collègues, et le risque est tout aussi grand
La plupart des chercheurs composteliens ont donc courageusement ( les lâches) abandonné le sujet de cette recherche aux personnes concernées, ce qui constitue, osons le dire, un pied de nez aux randonneurs.

ÉTAPE 9 : LURS/FORCALQUIER

La région de Lurs/Forcalquier est une très belle région, chargée d'histoire, avec de beaux monuments et des paysages reposants. Ici, tout est calme et volupté.....'
On trouvera ci- dessous deux photos du gite de Lurs, admirablement rénové, un lever de soleil sur cette belle ville, une vue d'ensemble , un focus sur un champ de citrouilles et une maison avec de beaux volets. Je trouve que cette région est une région du bon goût.

J'arrive à Forcalquier , dernier repas très sympa avec Bernard et Marjolaine , les amis québécois qui arrêtent ici , et c'est parti pour une journée de repos, la première , à Forcalquier .










mardi 27 septembre 2016

ÉTAPE 8 : PEYRUIS/LURS

Quittons la demeure de Cathy, et apres un ravito à Peyruis (dont le bureau de poste est menacé , dixit le garde champêtre ) nous arrivons à Lurs via Ganagobie, juste avant l'orage.Lurs où nos amis québécois ont commandé à manger avant que ça ferme et où notre ami ronfleur est encore là, mais je l'espère pour la dernière fois . Les moines de Ganagobie commencent à chevroter et les chants sont pas terribles, le business de la vente des produits ganagobiens dépassant la qualité des liturgies.
A Lurs, super beau gite communal, financé en partie sur fonds européens , géré bénévolement par Vincent jusqu'au 15 octobre, date oú il partira faire Compostelle La Via de la Plata depuis Séville : en tout cas, bravo à la ville de Lurs, ce gite est tout confort:




ÉTAPE 7 : PEIPIN/PEYRUIS

Le gite équestre de Peipin était au départ, en pleine nature. Puis vint l'autoroute, puis l'idée de la mairie de Peipin de faire une zone commerciale : conclusion le gite est entouré de LIDL, INTERMARCHE, CARWASH,MACDO ET patin couffin comme on dit en Provence. Quittons ce lieu et montons vers Peyruis . Le chemin circule d'abord dans ces terres noires si peu hospitalière , puis on arrive au vieux village de Saint Donnat, complètement abandonné , mais avec de belles pierres. Et la, je vous débouler deux québécois, tres symathiques , avec lesquels je ferai une partie du chemin jusqu'à Forcalquier. Des gens prévenants, diplomates ( au sens propre et figurés) et ouvert à la discussion. Nous avons pique-niqué ensemble et chaque fois que le rythme de marche ne cadrait pas entre nous, on se donnait rendez vous plus loin comme des ce soir au super beau gite de Cathy aux grandes Molieres (avant Peyruis) où nous attendait déjà......notre canadien ronfleur !








ÉTAPE 6 : SAINT GENIEZ/PEIPIN VIA SISTERON

Fort de ma mauvaise humeur, je fuis le gite à toute vitesse pour éviter le canadien ronfleur, ce qui me permet de voir de beaux paysages  au lever du soleil : hélas, deux heures  apres sur la route de Sisteron , il est déjà là...je le re- sème, et je le retrouve à Sisteron : je chante de restaurant et puis attaque vaillamment la dernière partie de cette journée , une des plus dures du circuit ( 31 km , 1000 m de denivellé descendant et 500 m montant) et j'arrive enfi au gite de Denise à Peipin qui me dit : vous allez être content, il y a un canadien !.








ÉTAPE 5 : LA MOTTE DU CAIRE / SAINT GÊNIEZ

On arrive ici dans des zones retirées de toute civilisation technologique , sans telephone ni vouaibe, ce qui est bon pour l'esprit. On serpente dans la montagne entre forêt et petits villages pour arriver au village de Chateaufort, qui s'appelle ainsi parce que c'est un ancien....Chateau fort. Ici arrivent des événements qui alimentent les discussions des randonneurs : apres 4 jours sans rencontrer personne , faut- il etre sympa avec tout ceux qui se présentent : ma sœur sœur Denise dirait OUI par charité chrétienne , ma sophrologue préférée dirait qu'il faut prendre les relations humaines avec plaisir et distance. En voyant arriver pres de l'église de Chateaufort une anglaise fort chargée à qui je dis bonjour par charité chrétienne : sa réponse fort peu diplomatique m'a fait comprendre qu'elle souhaitait avoir la paix ce que je lui concédais. Peu de temps apres, je repars et l'orage arrivant, je retrouve notre amie anglaise fort heureuse de ma présence, surtout quand il a fallu passer des endroits difficiles, mouillées et glissants. La pluie n'ayant duré qu'une heure, le soleil revient et notre anglaise s'empresse de rétablir la distance qui sied à tout bon libéral ( qui apprécie les autres quand ça l'arrange). Arrivé au gite, nous étions au total 4 dont un toulousain et un canadien, les hommes d'un côté , l'anglaise de l'autre. Et là, l'horreur, le canadien a ronflé toute la nuit ! Super solidaire , notre toulousain après lui avoir fait remarqué son ronflement, m'a fait savoir que celui qui est gêné en gite par les ronflements devait se payer une chambre individuelle ( ce qui ne lui posait pas de problème car il allait en sens inverse du canadien). Mon analyse est différente, car en droit de l'environnement, le pollueur est le payeur, celui qui génère du bruit doit en assurer les conséquences ( d'où toute la législation des aéroports. Quand à moi, j'ai fait savoir au canadien que son ronflement    était proche de celui d'un 747, ce qui n'a pas l'air de le démonter.
CONCLUSION : le libéralisme sans une éthique partagée , c'est la cata !








dimanche 25 septembre 2016

INTERMÈDE CAPILO TRACTE

LA MOTTE DU CAIRE, LACOTE DU MAIRE




ÉTAPE 4 : TALLARD/LA MOTTE DU CAIRE

On reste dans la région de la pomme, d'ailleurs, c'est la cueillette, et on voit des tas de jeunes très bronzés parlant espagnol et portugais dans les bistrots. L'intersyndicale de la pomme dit qu'elle a réduit les traitements...j'en suis pas encore convaincu .







ÉTAPE 3 : LA BÂTIE NEUVE/TALLARD

Je dédié cette étape à Lisette qui m'a indiqué le chemin et à Christophe Marcellin, du service des collèges du CD 05. En effet, il était prévu de creer un nouveau gros College à Gap, mais apres analyse, les services se sont aperçus que si on créait deux petits collèges à La Bâtie Neuve et à Tallard, on économisait beaucoup de transports scolaires et de temps perdu pour les enfants. Donc, nous avons deux beaux collèges réalisés par Regis Rioton et Jean Luc Rolland. Ce dernier, celui de Tallard à prislenom de Marie Marvingt, première femme aviatrice. Et on lit dans le Dauphiné du 23 septembre que le collège de Tallard s'efforce de faire des repas avec des produits locaux.

Petit retour en images sur cette étape, la dernière étant la tente du camping de Tallard






INTERMÈDE CAPILO TRACTE

Quelle est la différence entre cette toiture et ce cerisier ?











Il y en a pas : la toiture est voltaïque et le cerisier est burkinarbré.....

ÉTAPE 2 : SAINT APPOLINAIRE/LA BÂTIE NEUVE

etape plutôt cool, même si je me serais passé de marcher sur la route . J'ai teste dès ce matin la protection anti pluie du sac et du kway, et à marche.





Photos de l'étape 1