mardi 27 septembre 2016

ÉTAPE 5 : LA MOTTE DU CAIRE / SAINT GÊNIEZ

On arrive ici dans des zones retirées de toute civilisation technologique , sans telephone ni vouaibe, ce qui est bon pour l'esprit. On serpente dans la montagne entre forêt et petits villages pour arriver au village de Chateaufort, qui s'appelle ainsi parce que c'est un ancien....Chateau fort. Ici arrivent des événements qui alimentent les discussions des randonneurs : apres 4 jours sans rencontrer personne , faut- il etre sympa avec tout ceux qui se présentent : ma sœur sœur Denise dirait OUI par charité chrétienne , ma sophrologue préférée dirait qu'il faut prendre les relations humaines avec plaisir et distance. En voyant arriver pres de l'église de Chateaufort une anglaise fort chargée à qui je dis bonjour par charité chrétienne : sa réponse fort peu diplomatique m'a fait comprendre qu'elle souhaitait avoir la paix ce que je lui concédais. Peu de temps apres, je repars et l'orage arrivant, je retrouve notre amie anglaise fort heureuse de ma présence, surtout quand il a fallu passer des endroits difficiles, mouillées et glissants. La pluie n'ayant duré qu'une heure, le soleil revient et notre anglaise s'empresse de rétablir la distance qui sied à tout bon libéral ( qui apprécie les autres quand ça l'arrange). Arrivé au gite, nous étions au total 4 dont un toulousain et un canadien, les hommes d'un côté , l'anglaise de l'autre. Et là, l'horreur, le canadien a ronflé toute la nuit ! Super solidaire , notre toulousain après lui avoir fait remarqué son ronflement, m'a fait savoir que celui qui est gêné en gite par les ronflements devait se payer une chambre individuelle ( ce qui ne lui posait pas de problème car il allait en sens inverse du canadien). Mon analyse est différente, car en droit de l'environnement, le pollueur est le payeur, celui qui génère du bruit doit en assurer les conséquences ( d'où toute la législation des aéroports. Quand à moi, j'ai fait savoir au canadien que son ronflement    était proche de celui d'un 747, ce qui n'a pas l'air de le démonter.
CONCLUSION : le libéralisme sans une éthique partagée , c'est la cata !








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