mardi 8 novembre 2016

Pourquoi marcher 48 jours sur le chemin de Compostelle ?

Et exactement, 1014 km ?

Tout au long de ce périple, je me suis posé la question. On marche :

- Pour se dépasser
- Pour apprendre à garder son sang froid
- Ou à montrer de la retenue
- Pour se dépouiller de l'inutile
- Pour retrouver  ses amis
- Ou s'en faire des nouveaux
- Pour réduire les tendinites, l'arthrose, les épines calcanéènnes, et le déficit de la sécurité sociale
- Pour retrouver une certaine spiritualité
- Pour ralentir
- Pour se retrouver soi même
- Pour retrouver le contact avec la nature
- Pour perdre le ventre ou les poignées d'amour
- Pour vivre une certaine précarité


En fait, ces 7 semaines m'ont beaucoup apporté : sur le plan physique, c'est quasiment un Check up. Je sais où je vais, je connais mes points forts et mes points faibles.
Autre point fort : la redécouverte du milieu rural, qui a beaucoup de difficultés en ce moment et qu'il faudrait un peu plus écouter : car ils vivent en permanence dans cette nature à laquelle nous ne sommes plus habitué, car nous la rencontrons 4 ou 5 heures par semaine : vivre avec la nature toute la journée rend à la fois modeste et plus fort.
Sur le plan philosophique et social, je me suis dit, les fois où j'ai du rentrer dans un super marché, que nous vivons vraiment dans un superflu démentiel, que la planète ne pourra pas supporter : la frugalité s'impose....sans oublier les précaires, les apatrides , les rejetés de la société que je comprends un peu mieux désormais...

Pour vivre heureux, vivons léger....c'est tout le bien que je vous souhaite !
Merci à tout ceux qui m'ont encouragé sur mon blog ou par SMS et j'attends maintenant les comptes rendus de vos futures belles aventures.

Avec mon amitié

Daniel



lundi 7 novembre 2016

ETAPE 48 : LA DERNIÈRE : GIMONT/AUCH

Dernière étape glissante : d'abord à Gimont avec tout le gras des canards et des oies ( j'ai même vu des oies domestiques au camping) puis sur la moitié de la route, avec la pluie : pas de photos de pluie car je ne voulais pas mouiller l'appareil et puis ça rend pas !! Mais de belles photos d'éclaircies qui redonnent le moral apres une belle averse...

Et puis vers 17:15, c'est Biane, la maison familiale où m'attendaient Élise, Gautier et Jacques. Je l'avoue, pas mécontent de m'arrêter !!!' Avec deux jours d'avance .

Et maintenant, place à l'anniversaire de mon frère Jacques . Demain, La conclusion !









samedi 5 novembre 2016

ETAPE 47 : L'ISLE JOURDAIN/GIMONT

Départ de l'Isle Jourdain sous la pluie.
Et voici Giscaro, vous allez dire qu'après Mongiscard, l'ancien président me suit...'c'est mon destin !
Ceci dit, à Giscaro, village de 80 habitants, 6 personnes se sont regroupées pour faire un bistrot associatif : 20 ct le café !

J'arrive à Gimont par le chemin d'Embouzigot (une race d'ostrogots qui bousillait tout, ils se sont d'ailleurs détruits, ce qui nous change des canards) j'arrive donc, trempé de la tête aux pieds, mais content d'avoir supporté 25 km sous la pluie...
Demain, grasse matinée à Gimont, jour historique : réouverture à 10 h du premier marché au gras depuis l'épidémie.
Il me reste un jour de marche....avec la boue, je risque de marcher en canard...il est temps que ça s'arrête, mes blagues vont voler au ras du sol !








Voir le Gers

Le Gers a beau être le plus beau département du Monde, aujourd'hui non !! Pour vous faire patienter voici le lien vers la photothèque de l'office départemental de tourisme du Gers : http://www.photo.tourisme-gers.com/ et je vous joins, en avant goût, la cathédrale et une vue sur CIRCA, pôle national du cirque.





vendredi 4 novembre 2016

Exceptionnel à L'Isle Jourdain

J'ai pas eu le temps de visiter le musée européen campa aire de L'Isle Jourdain, je vais me faire sonner les cloches...

En tout cas, si les débats actuels des primaires vous donnent le bourdon,n'hésitez pas :

DES COLLECTIONS EXCEPTIONNELLES

Autour de l'objet-phare du Musée - le "Carillon de la Bastille", monument historique, c'est un millier d'objets qui sont présentés : grandes cloches d'occident et d'orient, grelots, sonnailles, tambours de bronze et de bois, crécelles et simandres, claviers et carillons, bijoux et jouets sonores.

VOUS AVEZ DIT CAMPANAIRE ?

Le mot campanaire, d'usage ancien, du latin campana, cloche, est peu connu, car il a disparu depuis une vingtaine d'années de nos dictionnaires. L'art campanaire est donc l'art des cloches : leur fabrication, les traditions et les pratiques qui s'y rattachent, leur histoire. Mais l'approche campanaire développée au musée européen de L'Isle-Jourdain se veut encore plus large, avec un auditorium où sont présentés les sonneries de cloches de différents pays d'Europe, des concerts de carillon, des expositions temporaires thématiques, des échanges internationaux


ÉTAPE 46 : TOULOUSE (PIBRAC) / L'ISLE JOURDAIN

Je décide de prendre le train jusqu'à Pibrac pour eviter de cheminer en ville, d'autant que j'ai déjà 30 km à faire.


Pibrac est une belle ville avec un urbanisme bien pensé qui permet d'aller faire ses courses à pied, en passant devant une belle eglise et une moche à partir de laquelle ils ont voulu faire un pèlerinage à Sainte Germaine, mais ça marche moins bien que Lourdes. En tout cas, je me suis payé une chocolatine (nom occitan pour pain au chocolat, qu'il faudra préciser à Mr Copé).

Puis c'est la route jusqu'à L'Isle Jourdain, d'abord sous le soleil, puis sous la pluie.
Pas de chasseur aujourd'hui, normal, c'est vendredi, ils sont à la pêche !





jeudi 3 novembre 2016

ETAPE 45 : O MOUN PAIS O TOULOUSO

Toulouse, une ville qui aurait dû être la mienne si j'avais intégré la prepa. du Lycée Fermat, mais Fermat est resté .....fermé. Et c'est à Lille que j'ai fait les études , de ce fait, j'ai besoin de connaître Toulouse que je ne connais que par les récits de mes proches.

Place du Capitole, je rencontre d'abord un petit monsieur qui fut un grand chanteur de Jazz. Puis au gré des rues, j'ai marché une dizaine de km pour sentir les ambiances d'une ville qui aime sa langue, son histoire, son architecture, et dont la population reste le plus souvent aimable ! Une belle ville en somme.

Demain je quitte Toulouse pour les 3 derniers jours de marche vers Auch. Merci à Monique, Pierre, Aurelie, Pascal, Elise et Gautier pour leur accueil en terre toulousaine.










ETAPE 44 : VILLENOUVELLE /TOULOUSE


Une première pensée à Montgiscard pour Bernard Maris, assassiné dans les locaux de Charlie et qui habitait ici : une rue de Toulouse porte déjà son nom.

Et c'est le canal du midi avec ses nombreux vélos : il y en a de deux sortes, le randonneur étranger ou éloigné qui dit bonjour avec plaisir (surtout le gamin dans le porte bagages). Et puis il y a le cycliste de club qui roule comme un fou et ne prend pas la peine de saluer : on le reconnaît à la forte traînée olfactive de son gel douche de supermarché ( il y a des promos  en ce moment, pour 2 emportés, le 3eme est gratuit). En fait, piéton ou cycliste, on reconnaît qu'on arrive en ville quand les gens ne disent plus bonjour !

Gros travaux du conseil départemental 31 pour l'entretien du canal : goudron et traitement des berges.
Petite halte à la guinguette de l'Ecluse de Castanet, une des rares guinguettes d'écluse qui fonctionne, faut dire qu'elle est face au terrain de rugby....(Castanet, fédérale 1).
Arrivée par le port de Toulouse et une belle pub sur les "canard du Gers".










mardi 1 novembre 2016

ETAPE 43 : REPOS A VILLENOUVELLE

Etape chez Monique et Pierre Fauré à VILLENOUVELLE pour ce jour de la Toussaint : au menu, repos, régime alimentaire strict pour se refaire une santé, rattrapage du retard "blog" , lessive , etc...

L'église de Villenouvelle à aussi un clocher mur, comme Saint Julia.



ETAPE 42 : AVIGNONET LAURAGAIS/VILLENOUVELLE

Après une lever de soleil de toute beauté, je rejoins le canal du midi qui m'accompagnera jusqu'à Toulouse. Au point où j'en suis, et si la gripette que je traîne depuis samedi se calme, je devrais arriver à Auch (Pavie exactement, maison de famille à 6 km ) le dimanche 6 novembre avec deux jours d'avance.








ETAPE 41 : LAC DE LENCLAS / AVIGNONET LAURAGAIS


On longe sur ces deux étapes la rigole qui conduit l'eau du Lac Saint Ferréol au seuil de Naurouze où elle se partagera entre l'est (Méditerranée) et l'ouest (Atlantique). Riquet a eu la bonne idée de suivre les courbes de niveau en partant du bas, ce qui fait un parcours sinueux de près de 40 km divisé en deux au niveau du déversoir du Lenclas, qui sert aussi aux pêcheurs. A 3 km, il y a un gite au village de Saint Félix, mais en ce moment, il est fermé pour cause de congés, et c'est Nadege de Saint Julia, qui fait 9 km en voiture pour venir chercher les pèlerins. Saint Julia est un beau village avec un clocher mur, et Nadege, hôtesse très attentionnée, connaît bien le pèlerinage de Compostelle et ses milles anecdotes car elle l'a fait il y a plus de 20 ans.

Saint Julia a une eglise avec un clocher mur, comme beaucoup de villages alentours.

Rencontré sur le chemin, zéro pelerin, 20 joggeurs, 10 chasseurs, autant de promeneur "santé", et 5 promeneurs de chien. Vu la relative monotonie du chemin, j'ai pu me laisser aller à des réflexions philosophiques, en particulier une sur le thème : " la fréquentation d'animal réticent est- il de nature à éloigner les hommes de la démocratie ?" En effet, quand on passe sa journée à aboyer des ordres à un animal du style :
- Rapportes !
- Fais le beau !
- Lâches ça !
- Cherches !
- Etc...
sans même employer le terme s'il te plaît ( que seuls les anglais utilisent avec leur chien), je me dis qu'il doit rester des séquelles quand on parle aux êtres humains. Faudrait voir à éplucher les discours de certains politiques....mais je m'emporte !

NB : Auch a gagné contre Saint Nazaire par forfait, car le club de Saint Nazaire vient de faire faillite ! C'est râlant ! Rien Nazaire de courir..